Les Routes du Nord en apéritif, un rallye pour m’ouvrir l’appétit.

Publié le par Nico106

Le premier rallye de la saison, à domicile et avec la « grosse vache », comme je l’appelle dans l’intimité.

Les reconnaissances bouclées, le beau « 33 » collé sur les portes, la voiture passée sans problème aux vérifications sous une pluie battante, nous sommes prêts. On revoie plein de tête connue, ça fait du bien d’y retourner.

 

Durant toute la semaine j’ai écouté sagement Tata Evelyne et je suis sur samedi midi on sortira les pneus secs même si beaucoup me disent « t’es pas bien, t’as vu le temps qu’il fait », je réponds gaiement « t’inquiètes avec le vent qu’il fait demain c’est sec ».

 

Après une bonne nuit de sommeil, je prends le camion direction le parc d’assistance où Bertrand me rejoint. On s’installe tranquillement auprès de DD et du Airaines rallye. Le temps de prendre un petit café et il est déjà temps de prendre la direction du parc fermé pour le grand départ. A peine le temps de discuter avec les autres équipages et Philippe Courdain ( BOOMERANG MEDIA) venu nous encourager et voir la jolie 106, que c’est à notre tour de rentrer au par ; et hop passage sur le podiun et c’est parti. On passe par l’assistance, rien à faire, on laisse les pneus secs après une petite vérification des serrages et la pression.

Tout au long du routier menant à la première spéciale, je me demande ce que ça va donner. Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que je vais me faire peur ?

Pour le savoir, il n’y a pas 50 solutions : 5 4 3 2 1 GO !!!!!!!!!!!!

Et c est parti, les notes tombent, l’auto fait un bruit hallucinant. Bertrand me place des « Tu m’entends ?? ». PFFFFFFFFFF c’est le pied, ça pousse très fort. Dès le 4eme virage ( long D140 a fond ), et bien non pas a fond, l’auto est déjà en travers. Dans la portion bosselée après l’épingle, je me retrouve promenant un coup dans l’herbe de gauche, un coup dans celle de droite, forcément l’auto est beaucoup plus large. A l’arrivée les membres de FRAM nous accueillent, une personne vient à mon carreau et me dit « bravo les gars, vous faites un super chrono ». Je ne calcule pas trop, je regarde la feuille de temps et là stupeur on fait le temps de groupe F2000 et un 12ème temps scratch. Je suis sans voix, Bertrand de même.

Un seul commentaire : WAOUH, on va essayer de continuer comme ça.

Et c’est déjà parti pour Kemmelhof, ma spéciale préférée avant qu’il refasse le revêtement. On est toujours sur le même rythme, mais suite à un petit excès d’optimisme, on se retrouve à promener à fond de 3 dans un champ de labour. Ca remue !! Mais ça passe. Je finis la spéciale avec le volant tremblant dans tous les sens à cause de la terre collée sur les jantes. Le chrono est tout de même très bon, puisque l’on s’octroie un second temps de groupe.

Mais les ennuis commencent, sans aucun lien avec notre escapade dans le labour, un drôle de sifflement survient sur le routier, je cale même a un stop avec un peu de difficulté à redémarrer. J’ouvre donc le capot avant d’arriver à Boeschepe mais je ne vois rien d’anormal. C’est notre tour de pointer, je m’avance et ce bruit persiste. Je cale a nouveau devant le CH, et je comprends ce qui nous arrive, pas cool, c’est la butée d’embrayage. On prend tout de même le départ de la spéciale, mais au bout de 3 ou 4 virages la pédale reste désespérément au fond, il n y a plus du tout d’embrayage. On continue de rouler, j’essaie de ménager la boite lorsque je rétrograde, et interdiction de caler. On passe une partie de la spéciale derrière Yves que s’est attardé dans un bas côté, mais mon embrayage me tracasse plus que le fait de ne pas pouvoir le dépasser. Il se gare pour nous laisser passer et prenons la direction de l’arrivée de cette spéciale qui sera l’arrivée de notre rallye.

C’est notre premier abandon depuis la Lys 2006, on prévient tout le monde que notre rallye est fini. Vincent, qui fait notre assistance vient nous récupérer. Les copains qui en terminent avec cette ES, nous glisse un mot gentil au passage. On remorque la 106 de Boeschepe jusque Lomme avec la corde que l’on a dans l’auto, c’est un peu folklorique, surtout en ville. A peine rentrer chez moi je me jète sur l’ordi pour éplucher les chronos, effectivement on était très bien parti, mais il faut se dire que souvent 50% des équipages sont à l’arrivée du rallye. Je ne peux donc pas toujours être dans le bon wagon.

 

Dimanche matin, alors que les autres se lèvent pour retourner sur les spéciales, je m’en vais me pencher sur ce foutu embrayage. Cela ne fait même pas une heure que j’épluche mon auto que le téléphone sonne. C’est DD :

« bon c’est fini aussi pour nous !! »

« t’as cassé quoi ? »

« la caisse, on est sorti juste avant l’épingle des brulots, la caisse est morte. »

« Ah non, merde !! tu veux que je vienne te chercher ? »

et me voilà partie, le reste de la matinée sera consacré au dépannage de la 306, après l’avoir sorti du fossé avec ma voiture, je le remorque jusque chez lui.

Je passerai le reste de la journée à déposer la boite de la 106 avec Bertrand et DD.

 

Ce rallye fut trop court pour prendre la pleine mesure de l’auto, mais les trois spéciales suffisantes pour comprendre qu’il y a plus que du potentiel sous le capot. Je m’empresse de la réparer et d’y apporter quelques réglages supplémentaires afin d’être présent pour le rallye d’Epernay.

   NICOLAS

Publié dans Résumés

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B
le "bravo vous faites un super temps" du point stop de merris , c'etait moi , et effectivement vous faites un super temps , votre auto est magnifique , dommage de ne pas l'avoir vu plus longtemps aux routes du nord,, j'espere , au plaisir ,
bernard
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P
Et Ouii dOmage tu étais bienn parti en tOus cas très belle auto a plus sans dOute à épernay si tu es présent. Pauline
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